22.07.2026
Temps de lecture 3 min

Roland-Garros propose un modèle de partage des revenus pour les primes des joueurs

French Open becomes first grand slam to offer players share of tournament revenue

Le tournoi de Roland-Garros a effectué un pas décisif en devenant le premier tournoi du Grand Chelem à proposer un cadre de partage des revenus pour ses athlètes, influençant considérablement les discussions en cours sur la distribution des primes. Cette initiative a été présentée au représentant des joueurs, Larry Scott, lors des discussions qui ont eu lieu à Wimbledon il y a deux semaines, mettant davantage en lumière l’attente autour de l’US Open, qui doit annoncer ses primes pour cette année début septembre.

Bien qu’un accord final soit encore en cours de négociation, le plan de Roland-Garros d’adopter une stratégie de partage des revenus pour les primes représente un changement notable, distinguant le tournoi de Roland-Garros des trois autres grands tournois.

Debbie Jevans, la présidente du All England Club, a suscité la frustration parmi les joueurs le mois dernier en faisant remarquer que lier les primes aux revenus du tournoi était illogique. Cela a conduit à des menaces de boycott médiatique lors de la première semaine de Wimbledon, bien que cette protestation ait finalement été évitée.

Engagement envers le bien-être des joueurs

En contraste frappant, le tournoi de Roland-Garros a démontré son engagement non seulement envers le partage des revenus, mais aussi envers l’amélioration des retraites et des soins de santé des joueurs, tout en leur accordant un rôle plus important dans l’organisation du tournoi. Cette approche proactive vise à garantir que les athlètes bénéficient d’un soutien adéquat tout au long de leur carrière et au-delà.

Les joueurs poussent pour un modèle selon lequel tous les tournois du Grand Chelem alloueraient 16 % de leurs revenus aux primes immédiatement, avec une augmentation à 22 % d’ici 2030. Bien que les grands tournois aient considérablement augmenté leurs fonds de primes ces dernières années, les joueurs plaident pour une formule stable basée sur le partage des revenus plutôt que d’attendre chaque année des mises à jour sur les primes.

Presse sur l’US Open

L’US Open fait maintenant face à une surveillance accrue, car il a eu plus de temps pour négocier avec les joueurs, surtout étant donné que le tournoi coïncide avec la récente nomination d’un nouveau directeur général, Craig Tiley, à l’Association de tennis des États-Unis. Les attentes sont élevées, et les joueurs espèrent que des discussions constructives mèneront à des changements significatifs.

Plusieurs joueurs, dont le numéro un mondial Jannik Sinner, ont indiqué qu’ils pourraient se retirer de l’événement de doubles mixtes avant la compétition de simples à l’US Open si des progrès significatifs ne sont pas réalisés. Cette menace de retrait souligne l’urgence de la situation et la nécessité d’une réponse rapide de la part des organisateurs.

Tendances récentes des primes

L’année dernière, l’US Open a augmenté ses primes de 20 %, portant le total à 90 millions de dollars, contre 75 millions de dollars l’année précédente. Si une augmentation similaire se produit cette année, le montant total des primes dépasserait pour la première fois les 100 millions de dollars. Cela marquerait une étape importante dans l’évolution des primes des tournois de tennis, reflétant les efforts continus pour améliorer la rémunération des joueurs.